Thursday, 23 September 2021

La route D52 (Songmbengue-Nyaho’o) est réhabilitée !

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Les riverains de la route Songmbengue-Nyahoo filent du bon coton

De nombreux commerçants y compris les usagers ordinaires dudit tracé retrouvent le sourire après la livraison du chantier.

« Je suis très heureuse depuis que cette route a été réhabilitée. Mon capital tourne bien car j’écoule ma marchandise vite et je me réapprovisionne », nous révèle Jeanne Babé, restauratrice et tenancière de débit de boisson à Nkom, un village situé à mi-parcours entre Songmbengue et Nyahoo. Sa maman, veuve et septuagénaire touche régulièrement sa pension de vieillesse mais cela faisait un bon bout qu’elle ne ralliait plus la ville de Douala où elle touche son argent. La vieille dame rapprochée explique ses galères, « quand la route était en piteux état, j’ai beaucoup souffert. Je n’arrivais pas à aller me soigner pour deux choses : le coût de transport et le mauvais état de la route. A présent je suis soulagée ». De nombreuses personnes âgées comme celle-ci ont connu les mêmes travers. L’adage selon lequel « quand la route passe, le développement suit », trouve ici toute sa justification. Les populations vont et viennent. Le commerce bat son plein.

Sylvie Mahop, une jeune lycéenne confie « à cause de la route, certains parents rechignaient d’envoyer leurs enfants au lycée de Nkom, maintenant que la route est praticable, les effectifs ont graduellement augmenté. Les enseignants ne boudent plus quand on les affecte ici » dit-elle. L’avènement de la route « new look » ne fait pas que des heureux. Les cas d’accidents dus aux excès de vitesse surtout avec les mototaxis sont légion. « La sécurité aussi doit être de mise parce que les cas de vols sont monnaie courante étant donné que la route est en bon état », déplore sa majesté Njan Bayemi, chef de village d’Itayap, localité riveraine de la D52. La vie des riverains a repris de plus belle. Hier considérée comme des damnés, les riverains ont de bonne raison pour croquer la vie à belle dent. Le coût de la marchandise a baissé drastiquement à cause du coût de transport revu à la baisse. Finis les sales temps, à présent l’heure est à la petite promenade vers les villages voisins. Malgré les quelques couacs observés à la suite de la livraison de cette voie de communication, les lendemains sont meilleurs. Quant aux perspectives du développement, l’espoir est désormais permis car le développement de la route, c’est la route du développement. On ne le dira jamais assez !

 

Envoyé spécial Jo Benga

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